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Webconférence 3/3 - Les fleurs vernales près des sources

La 3ème webconférence « Vive le printemps et ses premières fleurs sauvages ! » s’est déroulée le mercredi 5 mai 2021.

Pour cette dernière rencontre célébrant l’arrivée du printemps, Véronique Garcia, botaniste de terrain et ingénieur horticole, nous a proposé une balade au pied des sources, des rivières et des ruisseaux. Il s’agissait de découvrir les fleurs plus tardives qui restent exposées aux derniers froids de l’hiver. Elle a emporté les 20 participants, dans les vallées autour des sources, dans les prairies humides, puis sur les plateaux et les estives, toujours à proximité des points d’eau.


A travers de magnifiques visuels, Véronique Garcia a présenté les fleurs qui poussent près des sources, avec la famille dominante des Brassicacées.

C’est la rencontre avec la Cardamine amère et la Cardamine des prés, puis avec la Lunaire vivace qui se trouve près des cascades et dans les forêts de ravin, des gorges qui sont sombres et plutôt humides. Mais Véronique en a découvert sur les bords de la Cère à la sortie d’Arpajon-sur-Cère « Tout est possible ! ».

Puis, les Cressons sauvages, comme les Dorines (petits bijoux dorés !), la Véronique cresson-de-cheval et la Cardamine amère sont mis à l’honneur. Véronique a ensuite présenté la famille des Renonculacées, très présente au début du printemps avec la Populage des marais et la Ficaire.


La promenade s’est poursuivie dans les prairies humides où nous avons trouvé la Cardamine des prés et son magnifique papillon hôte, l’Aurore qui cale principalement son cycle de vie sur celui de cette fleur, puis les magnifiques Fritillaires pintades, les Jonquilles de l’Aubrac, et la Primevère élevée, qui se trouve dans les bois humides (ce n’est pas le Coucou !) et la Violette des marais.

Nous nous sommes rapprochés de la rivière, sous les arbres, pour trouver la Lathrée clandestine, une plante « masquée », parasite dont le système racinaire s’ancre sur les racines du peuplier, pour profiter de la sève qui circule dans l’arbre.


Véronique a fait appel à notre vigilance car ces fleurs souffrent beaucoup de la transformation des milieux. La Fritillaire pintade, par exemple, se retrouve en danger si les prairies humides dans lesquelles elle pousse sont drainées. Ces plantes ont besoin d’être très nombreuses pour le brassage de leur patrimoine génétique et lorsqu’elles se retrouvent à 3 ou 4, elles sont incapables de se reproduire correctement.

Elle a ajouté l’importance de conserver des arbres au bord des ruisselets et des sources, car ils sont la condition sine qua non pour que ces fleurs puissent pousser.

Elle a expliqué que le recalibrage des berges (remodelage avec des talus et consolidation avec des rochers empilés), est défavorable à beaucoup d'espèces patrimoniales, comme l'Ail des ours, qui apprécient les berges en pente douce au sol meuble, et ne peuvent se développer dans les rocailles.


Une conférence passionnante à retrouver en intégralité grâce à cette vidéo


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