Dans le cadre de l’élaboration de son Atlas de la Biodiversité Territoriale, le SYTEC propose tous les mois des animations aux habitants du territoire.

Lors du confinement, l'équipe du SYTEC et ses partenaires ont su s'adapter afin de garder ce rendez-vous en proposant des Webconférences.

Vous n’avez pas pu assister aux conférences, vous avez envie de découvrir ou rédécouvrir ces interventions ? Découvrez-le ici grâce aux conférences enregistrée en vidéo.

Phénoclim : les impacts du changement climatique, observons le printemps ! 

Le 22 avril, Evéa Mautret, chargée d’études et animatrice au CPIE Haute-Auvergne a présenté PHENOCLIM, le programme de sciences participatives de l’association CREA Mont Blanc et nous a expliqué comment y participer concrètement.

 

Ce programme se base sur deux disciplines scientifiques :

  • La phénologie, qui consiste à étudier les variations des phénomènes périodiques de la vie animale et végétale, en fonction du climat ;

  • La climatologie qui questionne les rythmes de la nature.

 

Par exemple, vous comprendrez pourquoi et comment le changement climatique impacte les conditions de vie des chenilles et donc des mésanges qui s’en nourrissent.

Phénoclim 2 - Quand les citoyens et les scientifiques collaborent !

Le 6 mai Colin Van Reeth, chargé des Sciences participatives au CREA Mont Blanc (Centre de Recherches sur les Écosystèmes d'Altitude). Il nous a présenté les résultats scientifiques obtenus grâce à la participation des citoyens à Phénoclim, les pistes de recherche futures et l’importance de la participation du grand public et des scolaires à ce travail.

Lancé en 2004, l’objectif est de comprendre les effets du changement climatique grâce aux observations réalisées dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif Central, en France, mais aussi en Italie, en Suisse, et en Espagne.

 

Colin a présenté aux participants les deux espèces animales observées :

  • la Mésange Noire avec le comptage du nombre des nids situés à des altitudes différentes, ainsi que l’observation des dates de ponte.

  • la Grenouille Rousse, avec le comptage des mares, l’observation des dates de fonte des neiges, des premières pontes, des épisodes de sécheresse estivale...

 

Il a également présenté les observations faites sur les arbres avec le programme « Aux arbres citoyens ! ».

Qu’est-ce que PHENOCLIM ?

C’est un dispositif qui consiste observer et à récolter des données dans les massifs montagneux des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central. Ces données permettent aux chercheurs de mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes à chaque saison, et d’étudier les effets des variations du climat sur l'environnement.

 

Selon un protocole simple, les participants observent les phénomènes saisonniers, comme au printemps le développement des bourgeons, la feuillaison, la floraison, ou, à l’automne, le changement de couleurs des feuilles. Il est conseillé d’observer ces phénomènes sur des arbres accessibles, dans son jardin ou près de son lieu de travail pour pouvoir les observer souvent et facilement. Les observations peuvent ensuite être saisies sur le site internet https://phenoclim.org/fr

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Biodiversité végétale : rencontre avec la famille des Apiacées

Le 27 mai, Véronique GARCIA, ingénieur horticole, et botaniste de terrain avec Safari Flore, a présenté la famille des Apiacées.

 

Elle nous a donné des clés pour repérer les différences entre ces fleurs « qui ne sont les plus faciles à identifier !  et, qui comprennent de nombreuses espèces, telles que l’Angélique des Bois, la Grande Astrance, le Cerfeuil des Prés, l’Egopode Podagraire, Le Benjoin français ou l'Impératoire, la Grande Berce…, que l’on peut trouver dans nos montagnes, ou dans nos jardins et potagers.

 

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Elle nous engage à apprendre à reconnaître les plantes en suivant deux démarches complémentaires : l’identification botanique de la plante et la connaissance par habitude, « en observant l’évolution de la même plante, dans son jardin ou lors de promenades ».

 " A la rencontre des reptiles du cantal : le peuple des broussailles" par l'OBSERVATOIRE DES REPTILES D'AUVERGNE

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                 En savoir plus : https://observatoirereptilesauvergne.wordpress.com/

Le 24 juin, Samuel GAGNIER de l’Observatoire des Reptiles Auvergnats, l’ORA., nous en a appris plus sur les reptiles et pour ne plus en avoir peur !

 

Il a commencé la présentation de ces espèces, à la mauvaise réputation, en nous rappelant, que le plus souvent « Nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas et que de nombreuses croyances sur les reptiles sont des idées fausses ». Il a expliqué les caractéristiques comportementales de ces espèces : les reptiles n’attaquent pas préférant la fuite, la cachette et la défense, en dernier recours. L’une de leurs spécificités est l’ectothermie : la température de leur corps est variable, ne dépendant que des conditions climatiques extérieures. Samuel a également donné les clés pour les identifier et différencier la vipère de la couleuvre, par exemple.

 

Il a présenté dans le détail les 12 espèces présentes sur l’Est Cantal : 5 lézards, 5 couleuvres et 2 vipères.

L’arrivée d’une 13ème est à surveiller : la Tarente.

Il a conclu en expliquant les missions de l’ORA « Développer et former un réseau d’herpétologues ; rassembler et compléter des connaissances, participer à la préservation des reptiles et … sensibiliser le grand public, pour qu’en présence de serpent, « l’appel téléphonique à l’ORA, pour signaler la présence du reptile, soit privilégié au coup de pelle ! ».

 

Une conférence passionnante et éclairante, qui a permis de tordre le cou à des idées reçues et ainsi mieux connaître les reptiles, ne plus les craindre et les accepter dans notre biodiversité quotidienne ! Cela vous intéresse ? A retrouver dans tous ses détails grâce à cette vidéo.

Changement climatique : la nature notre meilleure alliée ? Les solutions fondées sur la nature - avec le CEN Auvergne

Le 2 décembre 2020, Pierre MOSSANT, directeur du Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) Auvergne, nous a présenté les Solutions Fondées sur la Nature et a expliqué que pour faire face au changement climatique la Nature peut devenir une réelle alliée !

 

Pierre MOSSANT a commencé par présenter les services écosystémiques indispensables à la survie et au bien-être humain. Ces services ont été évalués en 2005 par le Programme pour l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire. Il a souligné l’extraordinaire équilibre des écosystèmes, qui s’adaptent aux perturbations depuis que la vie est apparue sur Terre. Cet équilibre est aujourd’hui menacé par le changement climatique global et la diminution critique de la biodiversité.

En savoir plus :

Programme pour l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire

 https://www.millenniumassessment.org/fr/About.html

​Les recherches de l’IPBES sur la crise de la biodiversité : https://www.ipbes.net/


Pierre MOSSANT a présenté les différentes causes du changement climatique et ses impacts : l’évolution de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, l’augmentation des températures, la fréquence des phénomènes extrêmes, les inondations, les pénuries d’eau, les vagues de chaleur extrême… Ces changements de plus en plus rapides fragilisent les écosystèmes en rendant très difficile le rétablissement de leur équilibre.

Les solutions fondées par la nature (SFN) sont nombreuses. Par exemple, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et augmenter leur captation, il convient de favoriser le stockage dans les sols en préservant et/ou en restaurant les tourbières, les forêts et les prairies naturelles…

 

Une conférence passionnante, qui a permis de montrer combien la Nature est essentielle à notre vie quotidienne et d’apprendre son rôle dans le rétablissement de l’équilibre des milieux. Les détails de la conférence et des missions du CEN Auvergne sont à retrouver dans cette vidéo.

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Vive le printemps et ses premières fleurs sauvages - Véronique GARCIA 

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1 / 3 - Les PREMIERES fleurs vernales

2 / 3 - Les fleurs vernales au fond des bois

Pour célébrer l’arrivée du printemps et pour le premier Mercredi de la Biodiversité de l’année 2021, Véronique Garcia, botaniste de terrain et ingénieur horticole, nous a proposé, le 24 mars 2021, une rencontre avec les premières fleurs sauvages de la saison que l’on peut trouver dans la neige. A travers de magnifiques visuels, Véronique Garcia a présenté les fleurs vernales et leur problématique : se protéger du froid, qui peut perdurer ici jusqu’à début mai, et assurer leur pollinisation ! Une conférence passionnante pour commencer l’année !

La seconde webconférence « Vive le printemps et ses premières fleurs sauvages ! » s’est tenue mercredi 14 avril 2021.

Cette fois et toujours pour célébrer l’arrivée du printemps, Véronique Garcia, botaniste de terrain et ingénieur horticole, nous a proposé une promenade en forêt, pour découvrir des fleurs qui poussent au fond des bois. Elle a emporté les 20 participants, dans des milieux forestiers spécifiques, que sont les chênaies et les hêtraies entre 500 et 1 500m d’altitude.

Une conférence passionnante à retrouver en intégralité grâce à cette vidéo 

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3 / 3  Les fleurs vernales PRES DES SOURCES

Véronique a rappelé la fragilité de ces fleurs qui sont souvent très petites et peu visibles. Elle a aussi rappelé que certaines de ces fleurs sont protégées, il est donc interdit de les cueillir, de les détruire ou de les prélever pour les planter dans son jardin.

Avant toute chose, il est essentiel de préserver leurs habitats naturels, et donc très important de savoir où elles sont, pour adapter certains aménagements nécessaires.

A travers de magnifiques visuels, Véronique Garcia nous a donc présenté ces fleurs qui poussent dans ces forêts anciennes. Rencontre avec :

  • Le Corydale solide, que Véronique surnomme le Lutin des bois, qui fleurit avant l’apparition des feuilles sur les arbres, car il a besoin de lumière.

  • Le Scille à deux feuilles, Scilla bifolia, qui s’apparente aux jacinthes des bois.

  • L’Erythone Dent de chien, en raison de sa racine blanche qui évoque une dent de chien,

  • la Jonquille des bois, le 1er rayon de soleil !

  • L’Anémone des bois. « Cette fleur vit au fond des bois et cela change tout ! ». Au fond des bois il n’y a pas de vent. La dispersion des graines plumeuses ne peut pas se faire comme pour les anémones pulsatiles et printanières. Pour l’Anémone des bois, la graine est dotée d’un appendice, une réserve d’acide gras qui attire les fourmis. Lorsque ces graines tombent au sol, les fourmis vont les transporter dans leur fourmilière et les perdre en chemin. On appelle cette méthode la myrmécochorie.

  • Enfin, l’Anémone fausse renoncule, « star des bois », très rare en Auvergne, et la Gagée jaune, une fleur protégée, et pour Véronique une véritable « danseuse étoile ».

 

Nous avons terminé notre promenade virtuelle à plus de 800 m d’altitude dans les hêtraies montagnardes, des milieux assez pauvres où le hêtre est prépondérant. Nous y avons « rencontré » la Cardamine à sept folioles, et des espèces plutôt rares, inscrites sur la liste rouge* de la flore vasculaire de la région Auvergne, des espèces menacées comme le Scille lys-jacinthe, l'Anémone fausse-renoncule, et l'Erythrone-dent-de-chien.

Catégories_UICN_niveau_régional_fr_2018.

DEFI INSECTES - ETE 2021

DEFI INSECTES - 1/5 Les insectes. Piliers de la biodiversité ? - Rémi chabert Arthropologia

Bientôt l’été et avec cette saison une myriade d’insectes ! Certains nous étonnent, d’autres nous agacent et même nous effraient !  Le SYTEC vous propose de partir à leur découverte, de mieux les connaître et d’agir pour les préserver, avec Rémi CHABERT, naturaliste à l’association ARTHROPOLOGIA, à travers 5 webconférences.

 

La première webconférences s’est déroulée le jeudi 10 juin 2021.

 

Les insectes sont si nombreux ! Sur 2 millions d’espèces connues dans le monde, 1 million sont des insectes. Environ 40 000 [RC1] sont connus en France.

Les insectes appartiennent à l’embranchement des Arthropodes (caractérisés par un squelette externe et des bras articulés) qui se décomposent en 4 principaux groupes [RC2] : les insectes, les crustacés, les arachnides, et les mille-pattes.

Le conférencier a fait découvrir quelques grands ordres d’insectes : Odonates, Dermaptères, Orthoptères, Mantodea ou Mantoptères, Hémiptères, Coléoptères, Diptères, Hyménoptères, Lépidoptères.

 

Ces noms ne vous disent rien ? Ce sont les libellules et demoiselles, les perce-oreilles, les criquets, les sauterelles, les mantes-religieuses, les punaises et les pucerons, les cétoines et les coccinelles, les mouches, les moustiques, les taons, les guêpes, les abeilles, les syrphes, les papillons de jour et de nuit… Tous ces insectes font partie de notre quotidien et nous rendent de nombreux services essentiels : ils peuvent être décomposeurs, prédateurs, pollinisateurs, recycleurs et nourrisseurs.

 

Rémi CHABERT a aussi rappelé qu’aucune espèce d’insectes n’est malveillante ou agressive. Les insectes sont simplement réactifs, et la cohabitation est donc possible et incontournable !

Il est donc fondamental de les préserver en privilégiant des aménagements fonctionnels, facilitant ainsi leur accès à l’alimentation, épargnant leurs habitats, et réduisant les menaces.

De très nombreuses actions sont possibles. Le plus souvent laisser la nature « tranquille » est suffisant pour les insectes : les zones de nidification, d’abri, d’hivernage et d’approvisionnement sont ainsi protégées. Les ronces, les orties et les lierres, les tas de bois morts, de bûches, de branches, de terre et de sable… sont de formidables supports de biodiversité. Rémi CHABERT conseille de privilégier les espèces végétales locales et sauvages et encourage la gestion raisonnée et différenciée des espaces verts.

DEFI INSECTES - 2/5 le Morosphinx - Rémi chabert Arthropologia

Dans cette webconférence, Rémi CHABERT présente le Moro-sphinx (Macroglossum stellatarum[RC1] ), sa répartition, son cycle et son mode de vie. Ce papillon diurne est un migrateur, du groupe des hétérocères dits « papillon de nuit ». C’est un véritable hélicoptère, un brouteur de gaillet, surnommé aussi le Sphinx Colibri !

Rémi nous a appris à le reconnaître dans la famille des Sphingidés. Et il nous a conseillé sur les moyens de lui fournir un habitat idéal et de quoi manger. Sa chenille est friande de Gaillet (Gallium sp.) Le papillon se nourrit en vol stationnaire devant la fleur grâce à sa très longue langue, qui mesure la taille de son corps. Rémi CHABERT a attiré notre attention sur les fleurs qui sont des pièges pour le Moro-sphinx, telle l’Onagre rose (Oenethera speciosa) dans laquelle il se coince la trompe et meurt d’épuisement. Il est donc très important de favoriser, les espèces locales de fleurs en tube comme la Vipérine, la Verveine sauvage, les Épiaires. Le Moro-sphinx se régale aussi de Romarin, de Sauge rouge et de Lavande.

Rémi CHARBERT a aussi donné des conseils sur la gestion des espaces verts et les solutions pour offrir au Moro-sphinx des abris pour se reproduire et hiverner. 

DEFI INSECTES - 3/5 leS BOURDONS TERRESTRES - Rémi chabert Arthropologia

DEFI INSECTES - 4/5 lA PUNAISE ARLEQUIN - Rémi chabert Arthropologia

DEFI INSECTES - 5/5 lE MACHAON - Rémi chabert Arthropologia